L’Atletico Madrid, l’autre visage du foot espagnol

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Il y a une vie au-delà du Barça et du Real. Et une autre manière d’exister et de jouer le titre dans la Liga, sans stars et sans des montagnes d’argent. La preuve…

Si vous voulez comprendre de quoi est fait l’Atletico Madrid et si vous lisez l’espagnol, précipitez-vous alors sur la livraison de novembre du magazine Panenka (www.panenka.org) et sur le passionnant dossier que celui-ci consacre à l’autre club madrilène. A son identité. A son jeu. A sa légende. A ses personnages. Dans l’interview qu’il donne au mensuel et sous le titre « L’Atletico est l’équipe du travailleur », Gabi, capitaine des Colchoneros et pur produit de son école de foot, y explique par exemple ceci : « Le tiki-taka, c’est parfait si tu as les joueurs qu’il faut. Notre style de jeu n’en reste pas moins très exigeant : du travail, du sacrifice, de l’unité, savoir lire les matches et toujours être conscients que si nous sommes dans un jour sans, on peut aussi perdre. Car à la différence des autres équipes (NDLR : le Barça et le Real), nous n’avons pas un Messi ou un Cristiano Ronaldo. » Il dit aussi : « Si nous gagnons des matches, c’est parce qu’on le mérite. Pas parce que des « megacracks » nous sauvent les fesses. Le talent, ce n’est pas de faire deux petits ponts par match, c’est aussi de savoir aider son partenaire, de faire la couverture, de bien se placer, de lire le jeu… »

Premier et invaincu de son groupe en Ligue des champions, qualifié pour les huitièmes de finale dès son quatrième match, et plus que jamais à la lutte pour le titre 2013-14 en Liga, l’Atletico est en tout cas la preuve vivante que l’on peut encore réussir dans le Championnat d’Espagne et conserver une vraie ambition avec un discours et un style différents de ceux des deux mastodontes. La mentalité, l’énergie et l’agressivité que Diego Simeone a su transmettre à ses joueurs expliquent en partie sa réussite actuelle. Le tempérament de Gabi, son leader, la qualité de passe de Koke, son meneur, l’efficacité de Diego Costa, son buteur, et la solidité de Miranda et Godin, sa charnière centrale, également. Mais ce qui frappe surtout en regardant jouer l’Atletico, c’est non seulement l’intensité et la vitesse qu’il met dans le jeu, son habileté en contre, l’impact physique de son bloc-équipe ou sa précision sur les coups de pieds arrêtés, mais aussi son intelligence et sa capacité d’adaptation à toutes les situations et à tous les types d’adversaire. Même lorsqu’il fait tourner, comme l’autre soir à Saint-Petersbourg contre le Zénith (1-1).

L’équipe de Simeone sait faire en effet beaucoup plus de choses qu’on ne le croit : avec le ballon, sans le ballon et dans les phases de transition. Et elle reste toujours équilibrée. Gabri explique encore : « L’entraîneur étudie très bien nos rivaux, il connaît leurs points faibles, il sait les exploiter et à chaque match, on travaille de manière très différente d’une semaine à l’autre selon ce qui nous attend. Il sait aussi changer d’équipe, de joueurs et d’organisation de jeu. » On aimerait bien que le tirage nous offre un Atletico-PSG en Ligue des champions au printemps. En quarts, par exemple. Rien que pour voir…

Ancelotti a trouvé la formule

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Samedi dernier, contre la Real Sociedad (5-1), le Real Madrid a réussi une première mi-temps exceptionnelle (4-0 au bout de 36 minutes, 65% de possession de balle, 11 frappes au but…). En terme de vitesse, de qualité de passes, de fluidité, d’intensité, de pressing, et surtout de capacité à se projeter à la fois rapidement et en nombre vers l’avant, son match a même été un modèle du genre. Il a aussi démontré, accessoirement, qu’après trois mois de tâtonnements, Carlo Ancelotti avait enfin trouvé le meilleur équilibre et la meilleure organisation possibles pour son équipe. En savoir plus

Tant qu’il y aura Wayne Rooney…

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Le premier sommet de la saison en Premier League n’a pas tenu ses promesses. Heureusement, lundi soir, l’attaquant de Manchester United était bien luné…

Comme tous ceux qui ont regardé Manchester United-Chelsea lundi soir, je suis resté sur ma faim. Je me suis surtout demandé pendant une heure et demie à quoi José Mourinho voulait en venir au juste, quel serait son projet de jeu cette saison et quelle animation offensive il comptait mettre en place sur la durée. Heureusement, certaines choses ne changent jamais et lorsque Wayne Rooney est bien luné et en forme physiquement, il reste un joueur merveilleux et unique en son genre.
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Neymar, l’ombre d’un doute

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La jeune star brésilienne n’a toujours pas l’impact souhaité sur le jeu de la Seleçao et sur son efficacité offensive. De quoi s’interroger encore à un an de la Coupe du monde.

Lundi dernier, Neymar a été présenté officiellement aux supporters du Barça, mais c’est surtout son match de la veille contre l’Angleterre au Maracana et celui de dimanche contre la France qui m’intéressent et m’interpellent. A l’heure où l’attaquant brésilien s’apprête à découvrir le football espagnol et la Ligue des Champions, autrement dit un jeu offrant à la fois plus d’intensité et moins d’espaces, je m’interroge toujours sur ses stats et ses performances avec la Seleçao contre des équipes européennes. A ce jour, Neymar a marqué 20 buts en 33 sélections, soit une moyenne remarquable de 0,61 par match, mais seulement 3 fois sur 10 face à des nations européennes (deux contre l’Ecosse en mars 2001, une contre l’Allemagne en août 2011), autrement dit moitié moins. Et si, à 21 ans, il a déjà disputé une Copa America il y a deux ans et les Jeux Olympiques l’été dernier, on attend maintenant de le voir à l’œuvre en Coupe du monde pour savoir ce qu’il a dans le ventre.
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Jürgen Klopp, la nouvelle star du banc

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L’entraîneur du Borussia Dortmund a l’allure et l’aura d’une rock star. Mais il doit absolument gagner un trophée international pour franchir un nouveau palier dans sa carrière.

Jürgen Klopp est la nouvelle star des bancs de touche. Le dernier gourou à la mode. Le prochain Mourinho. Ceux qui, comme moi, l’ont découvert durant la Coupe du monde 2006 sur les écrans de la ZDF, lorsqu’il était consultant pour la chaîne allemande et encore jeune entraîneur à Mayence, onzième de Bundesliga cette année là, autrement dit ceux qui sont un peu plus familiers avec son charisme naturel et ses talents de pédagogue, sa philosophie de jeu positive et son âme de bâtisseur, ne sont donc pas surpris de le voir là où il est aujourd’hui. Il possède surtout une qualité fondamentale, la première que doit avoir un entraîneur : c’est un entraîneur “ entraînant ”, au sens premier du terme. Une fois qu’il aura fait le tour de la question à Dortmund, c’est-à-dire bientôt, son destin est clairement ailleurs : dans un grand club européen ou à la tête de l’équipe d’Allemagne, pourquoi pas dès 2014 après la prochaine Coupe du monde.
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L’identité de jeu de Nantes, c’est quoi ?

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Je n’ai pas remis les pieds à la Beaujoire pour voir jouer Nantes depuis plus de dix ans, car son jeu ne m’intéresse plus. En regardant l’autre soir Caen-Nantes à la télé, je cherche d’ailleurs toujours à comprendre quelle est sa philosophie aujourd’hui.

Le jeu à la nantaise n’existe plus. Cela fait même une éternité, d’ailleurs, que ce jeu fait de mouvement, de passes, d’enchaînements sans contrôle, de justesse, d’intelligences réunies et de complémentarité, pour toujours pouvoir créer la supériorité numérique et mieux faire déjouer l’adversaire, n’est plus qu’un mythe. Dans une interview qu’il nous avait donnée, à Patrick Dessault et moi, en décembre 1992 dans L’Equipe, Jean-Claude Suaudeau, son entraîneur de légende, nous confiait déjà : “ On ne rejouera plus jamais comme on l’a fait à l’époque. ” Sous-entendu, la sienne. Il nous disait aussi : “ C’est un jeu très long à mettre en place et très facile à détruire. Quelques déréglements suffisent pour créer une forme d’incompréhension dans l’équipe et la priver de son synchronisme. (…) Parfois, au fil des ans, on a oublié les bases et les exigences collectives. ”
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La révélation de 2013, c’est Gündogan

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Il y a désormais une chance sur deux qu’Ilkay Gündogan termine la saison sans remporter de trophée. On saura ça le 25 mai à Wembley. A 22 ans, le milieu de terrain de Dortmund est pourtant d’ores et déjà LA grande révélation de l’année et de la Ligue des Champions 2012-13. Celui aussi qui incarne le mieux le jeu et l’effet de surprise produit par le vice-champion d’Allemagne.
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